Association des Médecins Libéraux de Tipasa
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:47

La réunion du comité de préparation de l'AG du SNML s'est tenue le 05 Décembre
2011 au cabinet du Dr CHAOUI Nabil à Kouba.
Les présents ont tenus; à établir une feuille de route pour la concrétisation du
SNML.
La date de l'AG constitutive du SNML a été fixée au VENDREDI 17 FEVRIER 2012 à
ALGER.
Par souci de représentativité nationale ,chaque membre est tenu de contacter les
associations wilayales pour dégager 2 représentants par wilaya.
Une réunion d'évaluation est prévue le 06 JANVIER 2012 où la liste définitive
des représentants sera arrêté (2 2 représentants et 1 supplétif dans le cas
d'une défection ).
Le groupe issu de l'AG du 17 FEVRIER aura pour mission d'organiser les sections
wilayales et régionales pour aller vers la constitution effective du syndicat au
bout d'UNE année par l'entremise d'une AG extraordinaire .
Par souci d'efficacité,il serait judicieux que les associations de wilaya se
manifestent par la désignation de 3 membres qui les representent '2 seront
retenus ,le 3° membre suppletif pour pallier à toute imprévue de dernière
minute)
Historiquement ,tout MEDECIN LIBERAL est RESPONSABLE de la REUSSITE de cette
dialectique .
SOYONS MODESTES ET EXIGEONS L'IMPOSSIBLE

Dr BENBRAHAM

Par benbraham
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 15:13

Actualités : TIPASA
Le Ramadan au cœur d’un conclave des médecins et de diabétologues


L’Association des médecins libéraux de Tipasa et la Société algérienne de l’hypertension artérielle ont organisé une journée thématique à Tipasa relative aux manifestations cardiovasculaires, à l’hypertension artérielle, au jeûne et à la neuropathie diabétique.
Lors de ce symposium médical, des médecins, des spécialistes et des professeurs de diverses spécialités ont évoqué le diabète et ses conséquences sur les patients durant le mois du Ramadan. Le diabétologue Bettache a mis l’accent sur l’épineux problème des complications du diabète et le risque encouru par les personnes diabétiques de développer une cétoacidose diabétique dans le cas où elles jeûneraient durant la période du Ramadan. Le Dr Bettache, tout en poursuivant son exposé, exemptera formellement les personnes diabétiques de l’obligation du jeûne. «Le trouble métabolique chronique d’un jeûneur diabétique risque d’entraîner des complications, pouvant développer une hypoglycémie, et dans le cas de réduction de prise d’hypoglycémiants, causer une hyperglycémie», a-t-il expliqué. Cette préconisation a suscité des réactions diverses au sein de l’assistance. Pour certains, «on ne peut obliger ni forcer un diabétique à ne pas jeûner, car il s’agit de dispositions morales et religieuses qui dépassent nos prérogatives et nos compétences, même au nom de la science et de l’éthique médicale. Seul le malade est en droit de décider de ne pas jeûner». Le Dr Bettache évoquera son expérience de diabétologue, en affirmant que «l’envie de jeûner du malade est diversifiée selon la nature et les catégories de patients qui se présentent en trois types conformément à un classement des risques». Il citera à ce titre «les patients à très haut risque, les patients à haut risque, les patients à risque modéré et ceux présentant un risque faible». Il fera plusieurs recommandations, allant de l’exercice physique, à une nutrition avec régime, suivie de l’adaptation des insulines. Le cardiologue Hadjkali, lui, dira que «le problème du diabétique a aussi une origine cardiovasculaire ». Et d’ajouter qu’«en cardiologie, l’obésité, le stress et l’hypertension sont des facteurs favorisant le diabète» Le docteur Hadjkali ajoutera que «les sujets fumeurs sont à très haut risque. Les complications de ces manifestations chez un diabétique sont ravageuses». Le Pr Ouadahi, du CHU de Bab El Oued, a exposé, quant à lui, un thème relatif à l’hypertension artérielle et ses implications dans le diabète. Il argumentera son exposé en citant les résultats de l’étude SAHA1 relative à l’hypertension, au diabétique et les causes de mortalité. Le Dr Hamoumraoui de l’EHS de Douéra évoquera, pour sa part, «les douleurs neuropathiques et les douleurs nociceptiques chroniques et leur traitement lors du diabète». L’exposé du docteur Hamoutene relatif à «l’activité physique et le diabète», excelle de par son aspect pédagogique et pratique, vulgarisé à l’attention et en direction des personnes diabétiques à travers des conseils précis prodigués en vue d’une réelle prise en charge du malade et de sa maladie. Le Dr Hamoutene dira en substance : «Une demi-heure de marche du facteur par jour est un moyen efficace pour se prémunir des graisses superflues. Graisses à ne pas confondre avec l’obésité graisseuse», martèle le médecin. Pour sa part, le Pr Ghanem du CHU de Bab El Oued donnera une série de recommandations en direction des malades du diabète d0Type 2 en insistant sur «les avantages de l’insulinothérapie, malgré une légère prise de poids allant de 2 à 4 kg». Quant au Pr Mekrelouf du CHU de Bab El Oued, il a été plus éloquent en matière de biologie, d’analyses et du diabète en général. Il dira à ce propos : «Si on contrôle bien la glycémie, on n’aura pas de complication diabétique.» Dans le cadre du programme SAHA, plusieurs médecins sont intervenus, à l’instar du Dr Brenkia, du Pr Benkhedda et du Dr Benstali ; Des cas cliniques ont été présentés, notamment celui relatif à l’hypertension artérielle juvénile présenté par le Dr Berkane, le cas de l’hypertension de l’enfant présenté par le Pr Sari et l’hypertension et grossesse présenté par le Pr Bekhti. L’hypertension artérielle a aussi fait l’objet d’exposés cliniques, à l’instar de ceux présentés par le Dr Aït Messaoudene et le Dr Tahmi.
Larbi Houari

Par benbraham
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 14:54
Par benbraham
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 10:02

L'AMLT en collaboration avec la SAHA (Société ALgérienne de l'Hypertension Arterielle) organise une journée thématique au complexe Grand Bleu du Chenou le 16 Juin 2011 sur le Diabété et l'Hypertension arterielle.

 

 

                 Programmae de la journee du 16 JUIN 201

 
8h30:     Réception des participants
 
9h    :      Allocution d'ouverture
 
9h15 :     Biologie et Diabete                       Pr Mekrelouf  CHU BEO
 
9h30:      Diabete et Ramadan               Dr Bettache   liberal            kolea                     
 
9h45:      Activite physique et Diabete           Dr Hamoutene liberale AinDefla
 
10h :      DEBATS
 
10h15:     PAUSE
 
10h30:       Recommandations Diabète Type 2      Dr Ghanem liberal BEO Sanofi/Aventis   
 
11h    :     Manifestations cardio-vasculaires chez le Diabétique

                            Dr Hadjkali liberal Hadjout
 
11h15:      HTA & Diabète              Pr Ouadahi  CHU BEO Sanofi/Aventis
 
11h30:      D E B A T S                      
 
11h45:      PAUSE
 
12h   :      Déjeuner
 
14h :        Neuropathie Diabétique       Dr Hammoumraoui EHS Douera/Pfizer
 
                             
PROGRAMME  SAHA
 
14h30 :     Introduction - Epidémiologie     Pr Benkhedda
 
14h45 :    HTA  Point de vue du Médecin Généraliste   Dr Brenkia
 
15h00 :    Variabilité tensionelle     Dr Benstaali
 
                             CAS CLINIQUES
 
15H15 :  HTA Juvénile  -A propos d'un cas        Dr Berkane
 
15h30 :   HTA de l’enfant    Pr Sari
 
15h45 :   HTA et grossesse   Pr BEKHTI  EHS Benboulaid
 
16h00 :   DEBATS
 
16H15 :   PAUSE
 
16H30 :  ACFA et HTA     Dr  Ait Messaoudene
 
16h45 :  Sport et HTA    Pr  Tahmi
 
17h00 :  Recommandations HTA   Pr Benkhedda/Dr Abid

 

Au terme de la journée ,une tombola est organisée.

Les consoeurs et confrères sont cordialement invités.

Photo 060

 

 

 


Par benbraham
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 00:54
Dr Mohammed Essghir Nekkache :Un humble qui quitte





par Mostéfa Khiati *



Le
Dr Mohammed Essghir Nekkache nous a quittés le samedi 29 mai 2010. Pour ’écrasante majorité des Algériens, ce nom ne signifie pas grand-chose car l’intéressé a quitté la scène nationale le 19 juin 1965, poussé par le coup d’Etat militaire mené par le colonel Boumediene.

Ce que retiendra l’histoire, cependant, c’est que le disparu-a été le principal architecte du service de santé de l’ALN durant la guerre de libération. Il a également et surtout relevé le défi du lendemain de l’indépendance, lorsque les deux mille médecins français ont quitté l’Algérie créant une situation unique dans l’histoire moderne de désert sanitaire. Le docteur Mohammed Essghir Nekkache est natif de Tlemcen, il est né le 26 avril 1918 à Lamoricière (Oran). Il est le petit cousin du Dr. Mohammed Nekkache, le premier docteur en médecine formé par
l’université française à de Paris en 1880. C’est un ancien militant du MTLD.

Il avait fait ses études supérieures jusqu’à l’obtention du doctorat en médecine à Toulouse. La thèse de médecine qu’il a soutenu en 1948, s’intitulait: «Contribution à l’étude d’un cas familial d’ostéopénie», elle est enregistrée sous le numéro 80 à la faculté de médecine de Toulouse. Parallèlement à la préparation de sa
thèse, le Dr. Nekkache a obtenu à Toulouse, plusieurs diplômes d’études spéciales (CES): en hydrologie le 21 juillet 1946, en électroradiologie et radiologie le 1er juillet 1947, en hygiène le 1er juillet 1946, en microbiologie à la même date, en médecine légale et en psychiatrie le 20 décembre 1946, en sérologie et prophylaxie vénérienne le 12 juin 1948.

Dès la fin de ses études, il s’est installé comme médecin privé dans le quartier des planteurs à Oran en 1949. (Estier Cl., Pour l’Algérie, p. 137, Paris 1964) Il peut même être considéré comme le plus diplômé des médecins algériens de l’entre deux guerres.

Il a rejoint les rangs de la Révolution bien avant son déclenchement et met en place une formation de secouristes. La première formation d’envergure est assurée durant l’été 1954, elle concerne une quarantaine de stagiaires venus de toute l’Oranie. (Lemkami M., ibid) D’autres cours de secourisme étaient dispensés aux femmes d’Oran et de sa région, ils étaient assurés par Nakkache deux fois par semaine en son cabinet.

Amrane-Minne a rapporté dans son livre, que Mohammed Benyahia était venu la voir dans son cabinet le 24 décembre 1955, pour lui proposer de faire une formation de secouriste à Oran chez le Dr. Nakkache et qu’elle pourrait être logée durant le stage chez la maman de Nakkache. (Amrane-Mine D. D., Les femmes dans la guerre, p. 28, EAIK Ed, Algérie-Oran 2004) Le Dr. Durand, médecin d’Oran, socialiste et membre de l’association ‘Fraternité algérienne’ qui militait pour des négociations dès 1956 a également à pris part cette dernière formation.

Abdelalim Medajaoui qui venait juste d’avoir son bac et qui rejoindra le maquis de la Wilaya III après la grève des étudiants de mai 1956 rapporte qu’il a été ‘’présenté au Dr. Nakkache, un ami de la famille lors d’une
visite de ce dernier à Tlemcen : « Il avait l’habitude me dit-il de prendre en stage des étudiants qui débutent ou terminent leur médecine pour les mettre dans le bain et leur faciliter les premiers pas dans les études ou la carrière. Il me proposa, donc, si j’étais d’accord de le rejoindre à Oran, dès que possible pour le reste des vacances d’été. Pour le gîte et le couvert, il m’offrit de m’héberger chez lui. » (Médjaoui A., ibid) Aux cotés du Dr. Nakkache, il s’initie au nationalisme : « Le docteur Nakkache était l’animateur d’un véritable
foyer culturel ouvert. Il était au confluent d’activités très diverses.
Son cabinet sa transformait les matinées du dimanche et jours fériés en une espèce d’université populaire ou s’organisaient toutes sortes de cours et de conférences: séances de révision et de préparation des examens par des élèves de lycées et de collèges ; causeries animées par des spécialistes, sur des problèmes d’hygiène divers, sur des questions de musique, de peinture ou autres; où l’enseignant d’une matière était
l’élève dans une autre. C’était ainsi que l’on pouvait voir, par exemple, Blaoui Houari disserter sur la chanson oranaise, puis s’initier lui-même aux secrets de l’hygiène dentaire ou respiratoire, livrés à l’assistance par tel chirurgien dentiste ou tel spécialiste d’oto-rhino-laryngologie. Tel praticien venait vous faire découvrir les
dangers ‘’des maladies des mains sales», ou comment nos mères roulant le couscous, en croyant s’être bien lavées les mains, pouvaient transmettre de graves maladies dues aux salmonelles, dont l’insuffisante conscience d’une réelle hygiène ne leur avait pas permis de se débarrasser… » (Medjaoui A., ibid)

Le Dr. Nakkache était déjà dans une logique de confrontation armée avec les forces coloniales. Il allait régulièrement aux ‘puces’ certains dimanches : « je l’y voyais acquérir tout un bric-à-brac, des chaussures et des tenues de chasse des surplus américains, des gibecières, des havresacs, des sacs et du matériel de camping, et même de la bâche et du matériel de bourrellerie, pour travailler le cuir et la bâche. Quand il trouvait
un établi ou des outils de menuiserie ou autres, il les achetait.

Dans la maison de sa mère, il avait équipé un grand hangar d’établis de menuiserie où venaient apprendre le métier les jeunes de la section scoute de la vile, sous la conduite de scouts dont c’était la profession… » (Medjaoui A., ibid) « Dr. Nakkache est un homme éthique, un jour un pharmacien de sa connaissance lui a demandé de lui adresser ses clients, en retour de quoi, il partagerait avec lui sa marge bénéficiaire. Le Dr. Nakkache lui a répondu : « Je n’ai pas besoin de partager avec toi, quoi que ce soit. Je t’envoie mes clients,
mais tu leurs feras des cadeaux utiles (sacs à main, biberons…). Je m’inquiéterai de ce que tu leur donneras ». (Medjaoui A., ibid)

L’Ordre de médecins, à composition colonialiste contrôlait de prés l’activité des médecins musulmans. Il avait l’œil sur le Dr. Nakkache dont le cabinet drainait une grande clientèle. Il l’a passé un jour en conseil de discipline, pour avoir prescrit de nombreux produits en même temps.
Il était accusé de délivrer des ordonnances trop couteuses pour la caisse de sécurité sociale.

Les malades concernés étaient des anciens combattants, souffrant de rhumatismes séquelles des tranchées
et des casemates. Il lui était reproché de leur donner plus que l’aspirine, des vitamines, des anti-inflammatoires non stéroïdiens ! Il a répondu aux membres du conseil : « Il n’est que juste, messieurs mes confrères, que je leur prescrive des vitamines et autres antalgiques ‘nobles’, en plus de l’aspirine ! » (Medjaoui A., ibid)

Il a commencé à faire l’objet de pressions policières dès le lendemain du 1er novembre 1954, il était convoqué par la police. Médjaoui rapporte qu’en 1956, il l’avait rencontré, il lui avait alors dit : « Ils ne me laissent pas tranquille ! Ils sont tout le temps après moi.» (Medjaoui A., ibid)

Il avait caché chez lui Hadj Ben Alla qui sera président de la première Assemblée nationale, et qui était recherché. Il l’a déguisé. Une de ses sœurs, l’a accompagné en train comme si elle était sa femme.

C’est lui qui a installé à Alger la première cellule FLN à vocation santé. Elle était dirigée par la regrettée Mme
Lalalim et comptait parmi ses membres Medjaoui, Khatib, Liassine ... Mme Laliam avait deux assistantes Salima B. et Malika M. mais également de Nani Bouderba avant son départ au maquis. L’objectif de la cellule était la collecte des médicaments notamment les antibiotiques et les instruments de petite chirurgie au travers d’une vaste fourmilière mise en place à Alger, dont les maillons étaient des pharmaciens, des médecins, des étudiants en médecine et des infirmières. La cellule assurait la liaison avec les familles qui hébergeaient les ‘pensionnaires’ de l’organisation FLN-ALN. Cette cellule était aussi chargée de former des dizaines de jeunes lycéens et étudiants aux gestes de secourisme. La cellule était en outre chargée de mettre en place les contacts nécessaires pour faciliter aux recrues « réseau santé» de l’ALN de rejoindre leur destination.

«Le docteur Nakkache nous rendait souvent visite et nous le logions alors dans une
de nos chambres, la mienne ou celle de Youcef [Khatib], pendant que
nous nous installions, tous deux, dans l’autre. Nous passions avec lui
une bonne partie de la nuit à compléter notre apprentissage du
secourisme auquel je m’étais initié à Oran et dont j’avais fait
profiter Youcef ; nous devions adapter alors ce savoir-faire pour des
besoins bien précis : envisager des ordonnances pour les affections les
plus probables (diarrhées, toux…); conditionner les doses de
médicaments dans des petits sachets en plastique transparents- nous
avions acheté une thermo-colleuse pour les fermer hermétiquement-;
réfléchir aux besoins d’un djoundi de l’A.L.N., à ce qu’il faudrait lui
emballer dans le plus petit empaquetage possible –nous apprenions
également à confectionner, en nous initiant à la bourrellerie, des sacs
en bâche pour de telles exigences. «N’oubliez pas, nous disait-il,
les besoins de toilette»-; nous avions acheté une provision de brosses
à dents en forme de doigtier en caoutchouc hygiénique, muni de pointes
de la même matière: placées sur l’index, on pouvait très bien se
brosser avec les dents et les gencives. Nous nous étions également
procuré un bon stock du Manuel du sous-officier qu’on trouvait en vente
dans les librairies : «Il sera très utile là-bas. Chaque frère qui
monte au maquis doit en prendre avec lui », nous conseillait le
docteur… » (Medjaoui A., ibid, p. 181)

Repéré par la police
coloniale, il se réfugie en Tunisie où il intègre les rangs de l’ALN en
juin 1956, il effectue des missions le long des frontières (Buy F., la
République Algérienne démocratique et populaire, p. 246, Paris 1965) et
surtout supervise les activités de santé au niveau de la base Est.
Ainsi, la direction de la santé, de la base d’appui Est, relevait du
Dr. Nakkache qui du temps où il était responsable d’une filière
médicale à Alger même, avait retenu deux choses: qu’il fallait veiller
aux premiers soins sur place et pouvoir communiquer à distance. Tous
les nouveaux arrivants, médecins ou étudiants étaient astreints au
stage de secourisme: «Dès mon arrivée, je fus présenté au Docteur
Nakkache, il accepta mes services et voulu que je suive d’abord les
cours destinés aux brancardiers–manipulateurs de T.S.F.» (Bensalem
D.-E., Voyez nos armes, voyez nos médecins, Enal Ed, Alger 1985) Cette
mission de supervision, il va l’assumer jusqu’en 1957, date de la mise
en place d’un organisme unique de supervision pour les deux bases
d’appui Est et Ouest.

Ainsi, face au manque aigu de cadres de
santé, il fait de la formation paramédicale son objectif principal tout
en assurant des prestations de soins aux premiers blessés évacués du
maquis. D’abord répartis dans plusieurs maisons louées dans la ville de
Tunis, ces derniers sont regroupés dans un seul lieu appelé la ‘zaouia
Bakraoui’ à Tunis. L’arrivée de Mahsas, nommé par Ben Bella, à la tête
de la base Est, entraine des modifications organisationnelles avec la
mise en place d’un Conseil de la santé présidé par Mohammed Toumi.

Le
Congrès de la Soumam et la proclamation de la primauté de l’intérieur
sur l’extérieur amène de nouveaux changements avec la nomination du
docteur Tédjini Haddam à la tête des services de santé.

Le docteur Nakkache continue durant cette période ses activités de formation et de soins.

Il
revient à la tête des services de santé avec la proclamation du GPRA et
de la création de l’état major général. Il prend en charge la santé
militaire alors que les problèmes de santé des réfugiés sont confiés au
ministère des affaires sociales du GPRA dirigé par Youcef Ben Khedda.
Il conservera sa place jusqu’à l’indépendance.

Il accomplira
dans ce poste de nombreuses actions dont les plus importantes restent
un meilleur niveau de formation avec notamment introduction de cours
d’urgences chirurgicales dans les cursus de formation, une meilleure
prise en charge des blessés notamment les plus graves avec la création
d’un centre de rééducation de pointe mis en place dans le cadre du
partenariat avec la Yougoslavie, lequel a fait frémir de jalousie de
nombreuses délégations d’Europe occidentale qui l’ont visitées.

Même
dans ses fonctions de principal responsable des services de santé, le
Dr. Nakkache passait régulièrement dans les unités, il était partout,
il travaillait la nuit dans les casemates, il faisait ses consultations
à la lumière du permis (lampe à pétrole) (Zemmouchi, In Communication
personnelle)

L’étudiant en médecine et faisant fonction
d’interne Ahmed Taleb qui le rencontre à l’époque reste admiratif: «le
Docteur Mohamed Seghir Nakkache qui me surprend à la fois par son
dévouement et par des idées novatrices sur la formation intensive des
secouristes ». (Taleb Ibrahimi A., Mémoires d’un algérien, p. 109,
Alger 2006) Martini parle de lui comme ‘’un obsédé de la formation».
(Martini M., ibid, p. 391)

Durant son séjour tunisien, il habitait un petit logement de deux pièces dans un hôpital tunisien avec son épouse qui travaillait comme sage femme dans une PMI à Tunis.

Les témoignages sont unanimes pour saluer ses qualités humaines. C’est
d’abord l’ancien Président Chadli Bendjedid, responsable de la zone 1,
le long de la frontière Algéro-tunisienne qui est blessé au genou, se
présente à l’hôpital de Souk Larbaa (entre Baja et Ghardiamaou). Le Dr.
Nakkache qui fait sa connaissance à ce moment l’emmène chez le Dr.
Yagoubi qui le traite, l’emmène ensuite à Tunis où il lui fait passer
des examens et l’invite à manger chez lui. C’est le Pr. Hamladji alors
étudiant en médecine affecté au centre de Ghardimaou qui se rappelle :
chaque fois qu’on partait en mission, le Dr. Nakkache nous réveillait à
6 h du matin, il avait déjà préparé ramené des beignets et préparé le
café au lait et le thé. (Hamladji M., In Communication personnelle)

Il
aura le grade de Commandant de l’ALN en 1962. A l’indépendance, il sera
désigné ministre des Affaires sociales en septembre 1963 chargé de la
santé dans le premier Gouvernement de l’Algérie indépendante. Il fera
un travail remarquable en essayant de mettre en place un système de
soins capable de répondre aux besoins immenses d’une population
meurtrie, longtemps sevrée de soins. Il mettra notamment en place la
pharmacie centrale algérienne dès 1963, l’Institut national de santé
publique la même année.

Lors du coup d’Etat du 19 juin 1965
alors que tous les ministres se sont ralliés aux militaires
putschistes, il est le seul à manifester son opposition : «le Dr.
Nakkache, arrêté durant la nuit et blessé en tentant d’opposer une
résistance » (Weiss F., Doctrine et action syndicalistes en Algérie, p.
281, Paris 1970) Sa deuxième femme suédoise est accusée d’espionnage et
arrêtée avant d’être expulsée avec sa fille.

Il passera cinq
années en résidence surveillée à Touggourt, il y travaillera dans
l’hôpital de cette ville. Libéré en 1970, il ouvrira un cabinet sur le
boulevard du front de mer à Oran où il y travaillera jusqu’à sa
retraite. Fidèle à ses amitiés, il sera l’un des principaux dirigeants
du MDA, parti créé par Ben Bella à sa sortie de prison. Il sera arrêté
et traduit devant la cour de sureté de l’Etat en 1982 avec une
cinquantaine de personnes.

Il sera libéré dix huit mois après
que lui soit accordée la grâce présidentielle. Il a eu une fin de vie
bien triste, abandonné par sa famille, il a été pris en charge par des
gens généreux. Il a vécu ses dix dernières années dans un F2 à Oran,
dans une quasi retraite éclairée par moments par la visite de quelque
uns de ses anciens compagnons. Je lui ai rendu visite il y a moins de
trois mois, sa situation m’a attristée. Il vient d’être rappelé à Dieu.

*Professeur de médecine, Université d’Alger








Par benbraham
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 19:18

 

L'artiste et l'ami de l'AMLT nous a fait sa dernière révérence.Qu'il repose en paix!!!!!!

Violon-or-Fergani04.jpg

Pr BENKADRI avec Hamdi BENANI,Cheikh DARSOUNI et Mohamed Tahar FERGANI.

Son association le CRI fera beaucoup d'écho.Relisez -le et vousmesurerez la perte .Il était disposé à nous rendre visite à Tipasa cette année.Nous eumes une toute autre surprise.TAHIA EL DJAZAIR

Par benbraham
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 19:03

L'AMLT a tenu son AG le 28 Avril 2011 au camp de jeunes de Tipasa.

Par une belle journée printanière;le président Dr LEBRES a ouvert les débats.Lecture du rapport moral et d'activité par le président,lecture du bilan financier par le trésorier,Dr MIMOUNI ,en présence d'une cinquantaine de médecins.

Le Dr BEKHOUCHE a défriché l'avant projet de loi sanitaire en mettant en exergue toutes les incoherences et le manque de cohésion du texte .

Le Dr BENBRAHAM a abordé la question du syndicat autonome des médecins libéraux  en insistant sur l'adhésion de toute la corporatioon pour assurer la réalisation de cet instrument de défense des interets du corps médical liberal .

 

Le Dr BRENKIA entamera son intervention par un constat de non respect des régles déontologiques par la corporation et insistera sur la nécessité impérieuse d'un conseil de l'Ordre fort et présent  qui servira de rempart à toutes les dérives.

A la fin de cette première partie nous apprenons le décès de l'ami de l'AMLT le professeur Hocine BENKADRI et l'assistance observa une minute de silence à sa mémoire.

En seconde partie ;Mr Nourredine SAHI,nous méne à travers les dédales de l'Histoire et du tombeau de la chrétienne nous nous retrouvons face aux jeddars de Tiaret  dans un déferlement de questions -réponses qui nous donnent toute la mesure de notre ancrage historique et culturel.

Très tardivement ;le traiteur nous invite à déguster ses plats dans un décor planté en plein air  qui donna libre cours à notre besoin de communicabilité et d'échange.

Un confrère présent souligna toutefois ;"les absents ont toujours tort"

On ne peut mieux dire !

NOUS ATTENDONS LA REACTION DES UNS ET DES AUTRES

(Je tenais à informer les médecins de l'AMLT que cette journée a été élaboré avec les moyens propres de l'Association qui a acquis grâce aux cotisation le materiel de sonorisation et le data

show.........Un grand bravo aux médecins de Tipasa) a3

Par benbraham
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 02:01

L'Assemblée générale de l'AMLT se tiendra le 28 Avril 22011 au camp de jeunes de Tipasa à partir de 14 h00

Au programme

1)Bilan financier et moral

2)Débats sur

        a)LLa convention CNAS -Médecins liberaux

        b)La loi sanitaire

        c)Le syndicat autonome des médecins liberaux

        d)Le conseil de l'ordre

3)Conférence " Les mausolées royaux de Mauretanie et de Numidie" animée par le Dr SAHI Noureddine,archéologue et ancien directeur de la culture de Tipasa

4)Buffet dinatoire en plein ai 050916 ven 250 3

Par benbraham
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 22:59

 

 

 

 

WATAN SOR

 

 

 

 

Par benbraham
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 20:18

"L'ETHIQUE,C'EST L'ESTHETIQUE DU DEDANS"

 

"SI TU N'AS POINT DE HONTE,FAIS CE QU4IL TE PLAIT "   HADITHal-thana6.jpg

 

 

A la une Contributions Idées-débats

 

Ordres médicaux nationaux

La fuite en avant

le 10.10.10 | 03h00

 

 

Dans une lettre du 4 octobre 2010, adressée au président du Conseil national de déontologie médicale, le ministre de la Santé, alerté par des associations de professionnels de la santé et des membres des conseils de 1’ordre, dont le conseil régional des médecins de Blida, sur des irrégularités dans l’organisation des élections prévues pour le 7 octobre 2010 ainsi que sur des dysfonctionnements qui caractérisent les sections ordinales nationales, et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés en matière de contrôle de l’exécution des lois et règlements, lui demande de surseoir à la tenue des élections du 7 octobre 2010, en attendant que toute la lumière soit faite sur cette situation.

Le Conseil national de déontologie médicale, représenté par les 3 présidents des conseils nationaux des médecins, des chirurgiens dentistes et des pharmaciens, réunit le 6 octobre 2010, prend la décision irresponsable et irréfléchie de maintenir la tenue de ces élections. La décision des 3 présidents des 3 ordres nationaux est irresponsable, car on ne peut faire fi et balayer d’un revers de main une demande émanant d’un ministre de la République d’autant que les 3 présidents nationaux ne pouvaient ignorer la réalité des griefs ayant fondé la demande du ministre.

La décision des 3 présidents est irréfléchie ; les élections devant se dérouler dans les structures de la santé publique, il était prévisible que le ministre ne puisse tolérer et interdise la tenue de ces élections dans des locaux relevant de son autorité. Les élections de renouvellement des conseils régionaux des ordres des médecins, des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens n’ont donc pas eu lieu le 7 octobre 2010 dans plusieurs régions et sont donc reportées de fait à une date ultérieure.

Le Conseil régional de l’ordre des médecins de Blida, ayant souhaité ce report, ne peut qu’en être satisfait et remercie le ministre de la Santé pour sa décision courageuse et salutaire pour l’avenir de l’institution ordinale. Elle nous permettra, nous l’espérons, de faire ensemble un état des lieux sur la situation dans laquelle se trouve actuellement le Conseil national de l’ordre des médecins, les associations et syndicats de médecins, les confrères et l’opinion publique sur la dérive que connaît la direction de la section ordinale nationale (SON) des médecins présidée par Dr Bekkat Berkani Mohamed depuis les élections de 2006 et tout particulièrement depuis sa «réélection» (?) en 2008, afin que tout un chacun puisse être informé sur la réalité des faits et éventuellement apporter sa contribution à l’assainissement indispensable des ordres médicaux.

L’organisation et le fonctionnement de la section ordinale nationale des médecins sont régis par la loi 90/17 du 31 juillet 1990 modifiant et complétant la loi 85/05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé, le décret 92/276 du 6 juillet 1992 portant code de déontologie médicale, le règlement intérieur du Conseil national de déontologie médicale adopté en mars 2008 et le règlement intérieur de la SON des médecins adopté par l’actuelle direction le 2 novembre 2006.

Dysfonctionnements de la section ordinale nationale des medecins

1 – Non-tenue des assemblées générales règlementaires

La SON des médecins fonctionne depuis 2006 en dehors des dispositions règlementaires sus-citées. Aucune AG, organe suprême et souverain de la SON des médecins, n’a été tenue depuis l’élection de l’actuel président en 2006 en violation des dispositions de l’article 193 du décret 92/276 du 6 juillet 1992 portant code de déontologie médicale et de l’article 6 du règlement intérieur qui prévoient expressément et obligatoirement la tenue d’une assemblée générale ordinaire une fois par an. Aucun rapport moral ni bilan financier n’ont été présentés à l’assemblée générale sous des prétextes fallacieux alors que les véritables raisons sont l’indigence de l’activité de la SON et la volonté du président de la SON de soustraire à tout contrôle sa gestion financière opaque, occulte et suspecte par endroits.

Aucun quitus de mi-mandat ou de fin de mandat n’a été délivré pour permettre à la direction sortante d’organiser les élections de renouvellement de la SON des médecins en 2008 et 2010. Et ce n’est pas faute de l’avoir demandé à plusieurs reprises. Avant le renouvellement de la moitié de la SON des médecins en 2008, dans deux correspondances en date des 8 et 28 mai 2008 adressées au président de la SON des médecins, nous lui avons rappelé ses obligations légales et règlementaires sus-citées et l’impératif de s’y conformer. Nous avons essuyé dans les deux cas une fin de non-recevoir, le président de la SON des médecins allant jusqu’à refuser de réceptionner les correspondances qui lui ont été adressées par voie d’huissier de justice.

2 - Indigence, perversion et dévoiement de l’activité de la SON des médecins

Aucune relation organique de travail n’existe entre la SON des médecins et le Conseil régional de l’ordre des médecins de Blida, cette dernière étant mise en quarantaine pour les comportements légalistes qu’elle n’a eu de cesse de réclamer. Les quelques déclarations aux médias du président de la SON sur les fautes médicales et sanctions à l’ encontre des médecins sont à prendre avec les plus grandes réserves, certains conseils régionaux n’ayant jamais transmis leurs chiffres sur cette question. Délaissant une activité interne tournée vers les conseils régionaux et les préoccupations des médecins, l’actuel président de la SON des médecins s’est lancé dans une activité débridée tournée vers l’international, sans aucune retombée sur l’institution ordinale.

Des réunions avec les ordres méditerranéens avec plusieurs déplacements en Italie, à celle avec les ordres du Québec, la prise en charge d’une délégation de plus d’une dizaine de personnes à Amman jusqu’à sa récente immixtion inopportune dans l’organisation et la vie de l’Union des médecins arabes, le président et quelques membres de la SON des médecins ont complètement perverti le fonctionnement de l’Ordre national des médecins transformé depuis 2006 en une véritable coterie. L’idéal de l’institution ordinale pour lequel nous militons depuis plus de vingt ans est complètement dévoyé.

3 - Gestion financière opaque et suspecte

Les bilans financiers annuels, en supposant qu’ils existent, n’ont jamais été portés à la connaissance des membres de l’assemblée générale de la SON. Malgré notre demande adressée par voie d’huissier de justice tel que cité plus haut, le président ne nous a jamais adressé aucun bilan financier. Il y a lieu de s’interroger sur le comportement du président de la SON, devenu suspect par la force des choses. Cette suspicion sur la gestion financière est étayée et renforcée par la gestion financière opaque et occulte de la valise des visas. Il est établi que la SON des médecins ne délivrait pas de reçu en contrepartie des 1000 DA que tout médecin demandeur de visas Schengen lui versait. Rien que pour la SOR des médecins de Blida, pas moins de 400 médecins ont transité par la SON des médecins pour leur visa. Cette manne financière échappe à tout contrôle puisqu’il n’existe aucune traçabilité des sommes versées. Seule la tenue d’une assemblée générale avec présentation du bilan financier et tous les documents comptables inhérents pourra lever cette suspicion qui plane sur la gestion financière de la SON des médecins.

Masacre électorale en 2008

Le mandat étant de 4 années, la SON des médecins est renouvelée par moitié tous les deux ans. L’organisation et le déroulement de ces élections sont règlementés par les articles 20 et 46 du règlement intérieur du Conseil national de déontologie médicale (CNDM), et le règlement électoral ad hoc édicté lors de chaque élection.
Les articles 20, alinéa 2, et 46 du règlement intérieur du CNDM stipulent que c’est le conseil du CNDM qui édicte le règlement électoral et désigne les membres des deux commissions nationales distinctes, d’organisation des élections et de recours après les élections. Ils précisent que les membres de la commission de recours ne peuvent être membres de la commission d’organisation.

En violation de ces articles, le règlement électoral a été édicté le 18 juillet 2008 alors que le conseil du CNDM, seul habilité à le faire, ne s’est pas réuni depuis le 14 février 2008. Pire, la commission nationale d’organisation des élections de 2008 présidée par le Dr Bekkat Berkani Mohamed, s’est transformée toute honte bue et au mépris de la loi élémentaire de la séparation des pouvoirs, en commission nationale de recours, toujours présidée par la même personne. Comme dit le diction : «Laâb Hmida oua Recham Hmida». Nous avons constaté lors du vote de renouvellement de moitié de la SON des médecins du 26 février 2009 une violation de l’article 12 du règlement électoral relatif au vote par correspondance qui représente près de 90% des suffrages exprimés lors du scrutin national.

Cette violation laisse planer à ce jour plus qu’un doute sur l’authenticité de l’origine des votes des médecins. Nous avons donc introduit le 2 mars 2009 un recours aux fins d’annulation des résultats du scrutin des élections de la SON des médecins du 26 février 2009 auprès de la personne responsable de l’organisation de ce vote. Evidemment, notre recours a été rejeté. A un huissier de justice désigné par ordonnance de Mme la présidente du tribunal de Bir Mourad Raïs aux fins de vérification de la conformité des enveloppes externes, qui s’est déplacé le 4 mars 2009 au siège de la SON, pour l’accomplissement de sa mission, le Dr Bekkat Berkani Mohamed par un mensonge, lui déclare que les enveloppes externes sont au niveau de 1’huissier de justice qui a supervisé les élections du 26 février 2009 alors que le procès-verbal de ce dernier affirme le contraire, qu’elles ont été laissées au niveau du siège de la SON. La légitimité de l’actuelle direction de la SON des médecins est largement entamée car issue d’un scrutin entaché de graves irrégularités.

Menaces d'iirrégularités sur les élections d'Octobre 2010

Le règlement électoral des élections de 2010 est un «copié-collé» de celui de 2008, avec en plus la légalisation de la possibilité de fraude électorale. L’article 12, relatif au vote par correspondance, donne désormais la possibilité à un conseil régional d’apposer sa griffe en lieu et place de la griffe professionnelle du votant. L’absence de griffe professionnelle du votant ne permet plus d’identifier avec certitude l’authenticité de l’origine du vote, d’affirmer que le bulletin de vote est bien celui du votant et faisant donc planer éventuellement une forte suspicion de velléités de détournement des voix et plus qu’un doute, le cas échéant, sur la régularité du scrutin.

Le ministre de la Santé a été informé, par différentes sources, de la situation actuelle et du fonctionnement hors-la-loi et règlements des sections ordinales nationales et des lourdes menaces qui pesaient sur la régularité du scrutin du 7 octobre 2010. Il a pris la sage décision en connaissance de cause et en vertu des pouvoirs qui 1ui sont conférés, de demander au Conseil national de déontologie médicale, représenté par les 3 présidents des SON des médecins, des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens de surseoir à la tenue des élections du 7 octobre.

Comment pouvait-il ne pas le faire alors qu’il est le garant de l’exécution et du respect des lois et règlements ? Comment pouvait-il accepter que les trois SON des trois professions médicales n’aient jamais tenu d’assemblées générales depuis quatre années, ni présenté aucun rapport moral ni bilan financier ? Comment pouvait-il laisser des SON dont la légitimité est plus que mise en doute, organiser des élections ? Comment pouvait-il laisser se dérouler des élections qui portaient en elles les conditions de la fraude électorale ?

Comment les trois présidents des SON, ayant franchi le Rubicon pouvaient-ils penser que le ministre de la Santé puisse tolérer et accepter la tenue de ces élections dans les locaux de la santé publique dans ces conditions.
Pourquoi les 3 présidents ont-ils pris la décision de maintenir les élections ? Une partie de la réponse, peut-être une grande partie, réside dans le fait que plus d’un voulait rééditer le coup des élections de 2008 et se maintenir ad vitam aeternam là où il est, s’assurant pour lui-même et ses amis l’impunité et la certitude de ne devoir rendre des comptes à personne.

Certains conseils régionaux n’ayant pu procéder au vote du 7 octobre 2010, le Conseil national de déontologie médicale devrait constater et prendre acte de cet état de fait et prononcer le report des élections. Le report doit être mis à profit, comme le préconise le ministre de la Santé, afin que toute la lumière soit faite sur la situation qui prévaut actuellement au niveau de l’institution ordinale. Il doit permettre un assainissement au niveau de ses membres et un toilettage des textes règlementaires qui le régissent afin de prévenir les dépassements et dérives en tous genres. 

Dr Terkmane Yacine

 

Par benbraham
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