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04 Jun

Journée de l'Enfance

Publié par ben

 

Khalil Gibran

 


Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète)
 

 

Journée Mondiale des enfants disparus

JOURNÉE MONDIALE DES ENFANTS DISPARUS
L’innocence en danger

L’Algérie connaît à l’instar des autres communautés cette «bouleversante» réalité et qui commence malheureusement à prendre des proportions alarmantes, si l’on sait à titre illustratif qu’en 2007 plus de 375 cas de kidnapping, 115 cas ayant une relation avec le terrorisme et 260 autres relevant du droit commun, ont été enregistrés.
Ces chiffres «effrayants», rappelle-t-on, ont été communiqués récemment par le ministre d’Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, au Conseil de la nation. Effectivement, aujourd’hui on se retrouve face à des esprits tourmentés. Pour ces derniers, l’enfant ne peut être considéré que comme une marchandise. Le drame existe et nécessite une prise en charge particulière de la part des pouvoirs publics, estiment certaines voix contactées, hier, à cet effet.

IL FAUDRAIT DÉCLENCHER LES RECHERCHES 2 HEURES APRÈS LA DISPARITION
L’avocate Mme Benbraham qui voit le problème tout à fait d’un autre œil, considère, pour sa part, pour le cas de l’Algérie qu’il faudrait de prime abord remodeler le texte régissant ce genre de délit. Entamer les recherches de l’enfant 24 heures après sa disparition «minimise», selon elle, les chances d’avoir des informations toutes fraîches sur la personne en question. Me Benbraham estime qu’il faudrait envisager à l’avenir de déclencher les recherches 2 heures après la disparition, de façon à pouvoir collecter les indices «justes», permettant d’agir dans le bon sens des choses.
Cela confortera certainement les familles algériennes, aujourd’hui toutes sensibilisées plus que jamais à ce genre de pratique, et ce grâce à la presse, ayant pris les devants ces dernières années, reconnaît notre interlocutrice, en s’intéressant de très prés à cette «épineuse» problématique. Catégorique, l’avocate affirme que ce phénomène est l’œuvre de réseaux criminels organisés, agissant pour de multiples motifs : pédophilie, trafic d’organes, demande de rançon… Toujours au plan réglementaire, Me Benbraham fait savoir que dans le code pénal, il n’existe pas de distinction entre un enlèvement, un rapt et un kidnapping. Questions qu’il faudrait absolument délimiter à l’avenir, selon elle. S’ajoute à cela, l’importance de «durcir les peines» dans l’objectif de dissuader les criminels en quête de gain facile.
Par ailleurs, Me Benbraham tient à préciser dans le même contexte qu’un énorme travail doit être fait, notamment en vue de régler définitivement le problème de l’affiliation des enfants. Le faire par le moyen scientifique qui est l’ADN s’avère, selon elle, un élément indispensable devant permettre de rendre les enfants une fois retrouvés à leurs familles d’origine. L’affiliation, tient-elle à préciser, est un droit naturel de l’enfant devant lui épargner beaucoup de problèmes.

OPTER POUR LA PEINE CAPITALE
Pour sa part, le docteur Khiati, président de la FOREM, indique que la journée mondiale des enfants disparus est une occasion propice pour sensibiliser davantage la société sur ce nouveau fléau qui a vu, selon lui, ses premières apparitions durant les années 90. Notre interlocuteur attire l’attention cependant sur les multiples motifs poussant les ravisseurs à s’adonner à cette pratique, accentuant ainsi la prolifération de ce phénomène, loin de toute moralité.
Face à cela, M. Khiati recommande de combler en premier lieu les vides juridiques existants et d’opter aujourd’hui plus qu’hier pour la peine capitale et ce par la force de la loi. Le président de la FOREM met l’accent également dans le même contexte sur la nécessité de sensibiliser les parents, qui, dans la plus part des cas enregistrés, on a eu à remarquer une certaine négligence de leur part. Cela dit, indique-t-il, la responsabilité des parents est la première chose à souligner. A cela s’ajoute la nécessité, dit-il, d’adapter nos services de sécurité à ce nouveau phénomène. Cela suppose une spécialisation et une dotation de matériels appropriés aux agents de sécurité pour mener à bien les missions d’enquête et de recherche.
En somme, conclut M. Khiati, il est important de mettre en place des plans spéciaux de lutte contre les disparitions et abandonner les anciennes mesures, à l’exemple des recherches qu’on entame 24 heures après. Cela est tolérable, nous dit-t-il, uniquement pour les adultes mais pas pour les enfants.

 

 


26-05-2008
Horizon - Karima Alloun.

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Blog des médecins libéraux de Tipasa