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14 Jun

revue de presse

Publié par benbraham

Conférence sur la civilisation arabo-islamique (Tipasa) : Ce patrimoine, une pédagogie

 

 

                                                                                      La conférence animée par l’ex-ministre de l’Education nationale, Djebbar Ahmed, jeudi dernier au centre de la Munatec à Tipasa, aura duré plus de 2h 40. Une assistance nombreuse avait répondu à l’invitation de l’Association des médecins libéraux de Tipasa (AMLT). Le conférencier a entamé son intervention sur la définition des sciences arabes, avant de relater les événements historiques qui avaient marqué la période allant du VIIIe au XVe siècles. Ahmed Djebbar a puisé dans les écrits de nombreux ouvrages pour éclairer l’assistance sur les caractéristiques de l’espace musulman, notamment à partir du VIIIe siècle. Il a mis en garde les personnes présentes sur les aspects attribués au Prophète Mohamed (Qsssl), des aspects, selon l’orateur, qui posent des problèmes aux historiens actuellement. L’épanouissement de la société, à cette époque, était le résultat de la présence d’une population multilingue, multiconfessionnelle et multiculturelle qui vivait dans un grand espace du monde musulman, d’une part, et, d’autre part, l’islamisation partielle et progressive de la société, autant d’éléments, selon le chercheur algérien Djebbar, qui avaient favorisé un développement sans contrainte des sciences. Le conférencier s’est montré pédagogue et à la fois précis lors de sa longue intervention pour intéresser les assistants sur ces événements qui se sont déroulés durant les périodes 632-754 et 154-833, jusqu’au XVe siècle. Il a mis l’accent sur la dynamique sociétale, la non-immixtion des pouvoirs politiques ou religieux dans la pratique scientifique et enfin la circulation des savoirs. Le chercheur algérien a encouragé les débats civilisés entre les musulmans et les autres religions, en affirmant que la science, qui n’est reliée à aucune religion, est universelle. M. Djebbar, chercheur depuis 3 décennies, a formé des universitaires dans différents pays, y compris l’Algérie, sur le patrimoine mathématique. Il sollicite la ministre de la Culture, Khalida Toumi, pour qu’elle se penche sur la préservation de ce volet du patrimoine : « Il faut faire des recherches et faire connaître les patrimoines à travers la publication d’ouvrages. » Telle a été la conclusion de l’ex-ministre de l’Education nationale, « car la préservation et la constitution de la mémoire sont impératives pour le présent et sa projection vers l’avenir. La faiblesse de la gouvernance dans les pays arabes inquiète, le conférencier », insiste-t-il. « Une société dynamique doit être accompagnée des dirigeants du pays », déclare-t-il.

                                                                                      Les archives, une mémoire

Les causes du déclin de la civilisation arabo-musulmane et l’absence des archives ont fait partie des questions posées par les présents lors du débat. « L’influence des tabous et l’histoire du pays occultée sont des points qui empêchent les recherches », a précisé M. Djebbar, « mais un contre-pouvoir positif peut aider le progrès », ajoute-t-il. L’intervention du chercheur était passionnante et très intéressante, dans la mesure où le langage direct et franc qui a caractérisé l’intervention de l’orateur a émerveillé le public qui est demeuré scotché jusqu’à une heure tardive de la nuit. L’AMLT aura réussi un autre pari. Il y a lieu de signaler la critique émise par le chercheur Djebbar envers la presse dès l’entame de son intervention, absente d’ailleurs lors de cette manifestation sauf votre serviteur, et qui selon lui, s’intéresse beaucoup plus à des sujets qui n’apportent rien de positif à la société.

 

 

                                                                                    Par M’hamed H El Watan

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